Association Les Pieds sur Terre

Gite et Table d'Hôte à la ferme Graine et Ficelle
Graine et Ficelle est à l'origine de la création de l'association les "Pieds sur Terre" en 2004 avec un groupe de bénévoles.

Objectifs de l'association

     promouvoir « la culture » dans le respect de l'environnement au travers d'ateliers et d'animations au sein d'une ferme "découverte",
     transmettre les valeurs de l'écologie ,
     organiser des journées pédagogiques pour les scolaires et les centres accueillant des enfants
     aider les personnes en difficulté d'insertion.

Cette année, l'association a permis à plus de 4000 personnes (adultes et enfants) de renouer avec la nature en aprenant des pratiques respectueuses de l'environnement.

Cette association œuvre pour la sensibilisation de tout public (adultes ou enfants) par la pratique de :

    la « culture » biologique, (permaculture). Le résultat de cette démarche est concrétisé dans la création et organisation de jardins solidaires.
    la « culture» culinaire (pour une alimentation équilibrée, biologique avec des fruits et légumes de saison), grâce à la réalisation d’ateliers cuisine.

Une attention particulière est réservée à la maîtrise des ressources (notamment de l'eau avec arrosage intelligent du potager, toilettes sèches et récupération de l'eau de pluie) et au recyclage des déchets (tri sélectif et compactage des déchets, compostage, utilisation du fumier des animaux pour la fertilisation du potager).

Moyens :

Graine et Ficelle met à disposition une partie de sa structure et de ses moyens pour faire vivre l'association. L'association s'appuie sur des personnes qui souhaitent retrouver une place au sein de la société. Ces personnes, en difficulté ou en situation précaire, trouveront auprès de l'association une structure à leur écoute qui les formera, leur fera confiance et leur donnera des responsabilités en adéquation avec leur souhaits et leurs compétences.
"Les pieds sur Terre" donne une chance de reprendre une activité et une place dans la société tout en étant à l'écoute de chacun.

ADHESION :

35 € par an

En adhérant: Vous aidez l'association dans son action d'essaimage de fermes....Notre modèle mérite d'être partagé, pour en faire profiter le plus grand nombre, c'est pour cette raison que nous projetons de créer d'autres fermes Graine & ficelle a travers le monde ( voir projet: "Terre mère")

Adresse :

LES PIEDS SUR TERRE
670 chemin des Collets
06640 SAINT-JEANNET
Contact : isabella sallusti 06 11 58 29 83
En savoir plus

 

L'association les pieds sur terre c'est aussi : LA PERMACULTURE 

 

La planète ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons. Nous passons, elle demeure.

Il y a quarante ans, l’industrie promettait une véritable révolution agricole. Les paysans se retrouvent équipés de machines, engrais, pesticides et semences sélectionnées. La productivité est recherchée, on passe donc à la monoculture et les plus petites exploitations disparaissent

Aujourd’hui, l’érosion accélérée des sols, la destruction des écosystèmes, les manipulations génétiques… sont autant de menace pour l’homme et l’agriculture.

Il devient urgent de trouver des solutions qui permettraient aux populations de retrouver la capacité de se nourrir par elles-mêmes, quel que soit leur environnement.

 

L’agriculture moderne est la plus vulnérable et la moins rentable de toute l’histoire. Les monocultures épuisent le sol et favorisent les maladies. Les espèces qui ne sont pas indigènes ou les productions qui se font hors-saison sont bien souvent consommatrices d’eau et de chaleur.

 

La pratique agricole, pour être la plus rentable possible, d’un point de vue économique, écologique et pratique doit être inspirée des lois de la nature.

 

Avez-vous remarqué que la "forêt vierge" pousse très bien toute seule
sans que quiconque ait besoin  d'aller y mettre le moindre engrais ou désherbant ?

 

Les pratiques agricoles ne doivent pas se cantonner à une technique mais envisager l’ensemble du milieu dans lequel elles s’inscrivent. Cela vise à répondre aux nécessités de la survie tout en respectant la vie sous toutes ces formes.

 

1.    La permaculture

 

Qu’est ce que c’est ?

 

La permaculture est une méthode permettant de créer des environnements répondant aux besoins des êtres humains, tout en respectant la nature.

 

Allant de l’agriculture synergétique à  la conception de sociétés humaines harmonieuses et durables, la notion de permaculture est tellement globale qu’elle est difficile à saisir au premier abord.

 

La permaculture s’est, dans un premier temps, concentrée sur l’établissement de systèmes agricoles durables («agriculture permanente»), avant d’élargir son champ de vision à toute la société («culture permanente»), à travers ses systèmes agricoles, socioculturels, industriels ou financiers. Elle ne se réduit donc pas seulement à la production de nourriture. L’architecture en matériaux naturels et énergétiquement efficace, le traitement des eaux usées, le recyclage, et la protection de l’environnement en général sont d’autres composants importants de cette méthode.

Pour récapituler, la permaculture constitue donc « un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole durable, très économe en énergie (travail manuel, mécanique, carburant…) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à produire de la nourriture en renforçant l’écosystème et particulièrement les êtres vivants en faisant partie ». 

 

Une des innovations de la permaculture est d’apprécier l’efficacité et la productivité des écosystèmes naturels, par une observation attentive, afin  de les reproduire en agriculture. Le but est d’obtenir des relations harmonieuses entre les humains, les plantes, les animaux et la terre.

 

 

Un peu d’histoire …

 

C’est dans les années 70 qu’est véritablement né le concept de permaculture.

Deux écologistes australiens, Bill Mollison et David Holmgren, se mirent à concevoir des idées qui pourraient être utilisées pour créer des systèmes agricoles stables, en réponse au développement rapide des techniques agricoles destructrices de l’après-guerre qui empoisonnaient les terres et les rivières, réduisaient la biodiversité et appauvrissaient la fertilité des sols.

 

Ils furent fortement inspirés par la pratique de l’agriculture naturelle telle que développée au Japon par Masanobu Fukuoka. L'agriculture sauvage ne nécessite, en effet, ni machines, ni produits chimiques et très peu de désherbage. M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n'utilise pas de compost préparé.  Il n'a pas labouré la terre de ses champs depuis 25 ans et cependant leur rendement peut être favorablement comparé à ceux des fermes japonaises les plus productives. Sa méthode agricole demande moins de travail qu'aucune autre méthode. Elle ne crée aucune pollution et ne nécessite pas d'énergie fossile. La distinction fondamentale est que Mr Fukuoka cultive en coopérant avec la nature plutôt qu'en essayant de l' « améliorer » par la conquête.

 

C’est cette vision systémique orientale qui, en épousant l’approche cartésienne plus occidentale, donna naissance à une méthode globale dénommée « permaculture ».

À partir du début des années 1980, le concept avait évolué, et d’un système de design de systèmes agricoles, il était passé à un processus de design beaucoup plus général de création de sociétés humaines durables.

 

Le fondement de la permaculture est d’ailleurs une philosophie dont l’éthique est le respect de la Terre (comprendre que la Terre est source de vie et l’homme en est donc dépendant, il se doit de vivre en harmonie avec elle) de l’Homme (agir pour le bien de chaque être humain et comprendre la nature profonde de l’homme), et le partage équitable (s’assurer que les ressources de la planète augmentent au lieu de diminuer et qu’elles soient partagées équitablement et consommées raisonnablement à problèmes des inégalités de répartition des ressources et de la population entre le Nord et le Sud, nécessité d’adopter un modèle de développement durable).

 

La permaculture est désormais reconnue mondialement, grâce à de nombreux projets concrets, associations locales et nationales, que ce soit dans les pays occidentaux (notamment anglo-saxons) ou dans les pays du sud.

 

 

 

 

Les quatre grands principes de la permaculture :

 

-Ne pas cultiver
Le premier principe et de ne pas cultiver, c'est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre. Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes. Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l'agriculture sauvage. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l'activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre.

 

Quand le sol est cultivé on change l’environnement naturel au point de le rendre méconnaissable. Les répercussions de tels actes ont donné des cauchemars à des générations innombrables d'agriculteurs. Par exemple quand on soumet à la charrue un territoire naturel, de très solides mauvaises herbes, telles que le chiendent, arrivent parfois à dominer la végétation. Quand ces mauvaises herbes s'installent, l’agriculteur est confronté à une tâche presque impossible, le désherbage annuel. Très souvent la terre est abandonnée.

 
Quand on est confronté à de tels problèmes, la seule solution de bon sens est de cesser en premier lieu les pratiques contre-nature qui ont amené cette situation. L'agriculteur a aussi la responsabilité de réparer les dommages qu'il a causés. Le labour du sol devrait être arrêté. Si des mesures douces, comme de répandre de la paille, sont pratiquées, au lieu d'utiliser des machines et des produits chimiques fabriqués par l’homme pour faire une guerre d'anéantissement, l’environnement reviendra alors à son équilibre naturel et même les mauvaises herbes gênantes pourront être contrôlées

 

-Ne pas utiliser de fertilisants

Le second principe est de ne pas utiliser de fertilisant chimique ou de compost préparé. Pour fertiliser, il vaut mieux faire pousser une légumineuse en couverture du sol et remettre la paille battue sur les champs. Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu'ils causent. Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l'épuisement annuel de la terre en est la conséquence.

 

Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux. (Si la nature est livrée à elle-même la fertilité augmente.)

Les débris organiques animaux et végétaux s'accumulent et sont décomposés par les bactéries et les champignons à la surface du sol. Avec l’écoulement de l’eau de pluie les substances nutritives sont entraînées profondément dans le sol pour devenir nourriture des microorganismes, des vers de terre et autres petits animaux. Les racines des plantes atteignent les couches du sol plus profondes et ramènent les substances nutritives à la surface.  Si vous voulez avoir une idée de la fertilité naturelle de la terre, allez un jour vous promener sur le versant sauvage de la montagne et regardez les arbres géants qui poussent sans engrais et sans être cultivés. La fertilité de la nature dépasse ce que l’on peut imaginer. A l’inverse, si l’on rase la couverture forestière naturelle et que l’on plante des espèces exotiques pendant quelques générations, le sol s'épuisera et s'ouvrira à l’érosion.

 

Pour faire pousser les récoltes également, on peut arrêter d'utiliser des fertilisants préparés. Dans la plupart des cas une couverture permanente d'engrais vert et le retour de toute la paille sur le sol seront suffisants. (Pour fournir de l’engrais animal qui aide à décomposer la paille, on peut laisser les canards aller en liberté dans les champs).


En utilisant cette méthode, on peut obtenir de hauts rendements sans ajouter de compost ni de fertilisant du commerce.

 

-Ne pas désherber

Le troisième est de ne pas désherber, ni mécaniquement, ni avec des herbicides. Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l'équilibre de l a communauté biologique. Les mauvaises herbes doivent être contrôlées, non éliminées.


L'habituelle voie d'action sur les mauvaises herbes est de labourer le sol. Mais lorsque l’on laboure, les graines enfouies profondément dans le sol qui n'auraient jamais germé autrement, sont remontées à la surface et elles ont alors une chance de germer. De plus, dans ces conditions, nous donnons l’avantage aux variétés à germination et croissance rapides. Ainsi pourrions-nous dire que l’agriculteur qui essaye de contrôler les mauvaises herbes par la culture du sol, sème littéralement les graines de sa propre infortune.

Dès qu'on arrête de labourer, la quantité de mauvaises herbes décroît nettement.

 

En calculant les semis de sorte qu'il n'y ait pas d'intervalle entre la succession des cultures on donne aux graines semées un sérieux avantage sur les mauvaises herbes.  Si l’on recouvre entièrement le champ de paille juste après la moisson, on coupe court momentanément à la germination des mauvaises herbes. La couverture du sol doit cependant être permanente.

 

 

Eparpiller la paille maintient la structure du sol et enrichit la terre au point que le fertilisant préparé devient inutile. Ceci est lié bien entendu au fait de ne pas labourer. De ce fait, la qualité du sol s'améliore à chaque saison. Ce résultat est en grande partie dû au fait de retourner au sol tout ce qui a poussé dans le champ sauf le grain.

 

II n'est pas nécessaire de préparer de compost. Si on laisse la paille étendue à la surface du champ, en six mois elle se décomposera complètement.

 

-Ne pas dépendre des produits chimiques

Le quatrième est de ne pas dépendre des produits chimiques.  Depuis le temps que les plantes « faibles » se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que la séléction et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n'atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l'utilisation de poisons chimiques. L'approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.
 

Il faut dire qu'il y a encore des personnes qui pensent que si elles n'utilisent pas de produits chimiques leurs arbres fruitiers et leurs champs de céréales vont dépérir sous leurs yeux. En réalité c'est en utilisant ces produits chimiques que les gens ont préparé à leur insu les conditions par lesquelles cette peur non fondée peut devenir réalité.

 

Les quatre principes de l’agriculture sauvage - (ne pas cultiver, pas d'engrais chimiques ni de compost préparé, pas de désherbage par labour ni herbicide et pas de dépendance chimique)- obéissent à l’ordre naturel et conduisent au réapprovisionnement de la richesse naturelle.

 
De ces quatre grands principes découlent ensuite des techniques et des approches à privilégier lors de la création d’un jardin en permaculture :
 

·         Il faut intégrer plutôt que séparer en mettant les bons éléments aux bons endroits, des relations se développent entre ces éléments et ils travaillent ensemble pour s’entraider, ainsi le système s’autorégulera.C’est pourquoi il faut privilégier la polyculture et la diversité des espèces.

·         Chaque élément doit remplir plusieurs fonctions (Une mare peut servir de récupération et de stockage d’eau, à produire des poissons et des plantes, à stocker la chaleur, à réfléchir la lumière du soleil, à fournir une protection aux canards …) et chaque fonction est assurée par plusieurs éléments (La redondance est un gage de stabilité du système)

·         Les ressources naturelles doivent être bien utilisées et recyclées. Les ressources d’origine industrielle consomment de l’énergie pour leur élaboration ou transport, et peuvent poser des problèmes de pollution. Les ressources naturelles et locales augmentent l’indépendance tout en diminuant la facture écologique et énergétique. On peut par exemple utiliser des animaux à la place des tracteurs, du compost plutôt que des engrais chimique, et plus généralement le soleil à la place des énergies fossiles.
La permaculture privilégie également le « recyclage » de l’énergie, de l’eau et des nutriments sur le site, pour préserver sa fertilité. En trouvant une valeur à chaque ressource disponible et en les utilisant toutes, rien n’est un déchet. Durant chaque cycle, la récupération, le stockage et l’utilisation maximale sont encouragés. Par exemple l’eau sera récupérée en altitude pour pouvoir la conduire par gravitation et l’utiliser dans des endroits en aval.

·         Il faut intercepter et stocker l’énergie en développant des systèmes qui collectent les ressources quand elles sont abondantes et que nous pouvons utiliser à besoin.


Conclusion :

La permaculture c’est :
·         travailler avec la nature plutôt que contre elle
·         développer son potentiel créatif (buttes)
·         se créer une culture sur mesure dans le respect de l’environnement et des autres cultures
·         remplacer le travail humain par celui de l’écosystème
·         des techniques à combiner : culture sur buttes, agriculture biologique…

La conception d’un jardin en permaculture aboutira à la création d’un système autorégulé.


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